09.05.2008
Je l'ai !
Ca y est, j'ai reçu mon livre !
La version définitive, imprimée, reliée… Le livre existe donc vraiment. Concrètement. Je ne peux plus en douter, je l'ai vu !
Je n'en ai même pas vu qu'un seul, mais plutôt quelques centaines. C'est étrange, comme sensation. Bien sûr, c'est quelque chose dont j'avais envie, que j'attendais depuis longtemps. Et puis, question de caractère, à force de savoir à l'avance quand j'allais le voir, une fois que c'est arrivé, je n'étais même pas fou de joie à sauter partout. Juste soulagé.
Soulagé, car pessimiste et angoissé comme je suis, j'imaginais tout ce qui pouvait faire planter cette aventure avant qu'un exemplaire n'arrive entre mes mains. Ou je redoutais que cet exemplaire ne soit pas conforme à ce que j'avais imaginé. Qu'un bug quelconque l'ait rendu horrible, que la qualité ne soit pas bonne…
A l'arrivée, j'ai donc trouvé un résultat normal. J'ai donc soupiré, évacuant ce stress.
Ce matin, de retour chez moi après avoir déposé ma fille à l'école, j'ai vu l'exemplaire du livre posé sur la console de l'entrée. Avec mon nom écrit sur la couverture, ma photo (hum…) au dos. J'ai souri, amusé… Je ne tire pas de fierté à cela.
Ca y est, le livre existe, je l'ai vu. Maintenant (ou dans quelques jours), il va commencer à vivre sa vie. Mais ça, c'est une autre histoire…
10:11 Publié dans Ecrit | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ecriture, roman, livre
05.05.2008
J'avoue
Oui je dois l'avouer, j'ai une petite affection pour Jean d'Ormesson.
Je viens de tomber sur une brève annonçant qu'il participerait ce soir à l'émission "Qui veut gagner des quignons millions". Il jouera pour une bonne oeuvre (je ne sais plus laquelle) en duo avec… devinez qui ? Car c'est là qu'intervient le caractère de cet académicien facétieux… Il n'aurait jamais accepté de jouer avec Philippe Sollers, Michel Houellebecq ou je ne sais quel écrivain ou érudit. Il feraéquipe avec Laeticia Hallyday. Oui, oui, Laeticia (ces parents n'écoutaient pas Ginsbourg quand il épelait le prénom ou quoi ?) ! Et ça ne m'étonne pas…
D'Ormesson va pouvoir jouer son rôle médiatique favori, à savoir le vieux beau, charmeur, plein d'esprit… Il va en aire des tonnes, comme d'habitude.
Alors bien sûr, je ne regarderai pas. L'info m'a amusé, ça me suffit. Je pense même que je ne supporterais pas ses cabotinages (ses cabotineries non plus !) davantage que l'émission elle même ! La dernière fois que j'ai entendu d'Ormesson, c'était l'an dernier, dans l'émission de Frédéric Bonnaut, sur France Inter. Il avait été brillant, plaisantant sur tout, draguant l'une des animatrices, racontant des anecdotes personnelles croustillantes… Au bout d'un moment, il en est insupportable. Ce qui résume bien ce type. A la fois brillant et insupportable.
Il y a quelques années, ma soeur (enfin, l'une de mes soeurs…) m'a conseillé de lire un de ses livres. J'ai regardé la couverture et eu un haut-le-coeur. "L'éditorialiste vieille France du Figaro ? Tu es sûre ?". Elle m'a assuré que cela n'avait rien à voir, que c'était un vrai écrivain. J'ai alors lu "L'histoire du juif errant". Un bouquin d'une culture impressionnante, dans lequel d'Ormesson refait l'histoire du monde à travers ce personnage légendaire du gars qui aurait refusé un verre d'eau au Christ lors du chemin de croix et qui aurait été condamné à errer jusqu'à la fin des temps.
Après cela, j'ai lu un autre d'Ormesson (la douane de mer), mais j'étais déjà beaucoup moins impressionné, sans doute préparé. Je l'ai trouvé plus lourd, limite pédant… C'est tout ça, d'Ormesson. Un monstre de culture, d'humour qui a comme principal défaut de jouer de tout cela.
13:06 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : jean d'ormesson, litterature
28.04.2008
Etape suivante : La couverture
Parallèlement aux corrections sur le texte de mon roman, il a fallu se pencher sur la couverture.
Qu'est-ce qui allait habiller mon texte ? Qu'est-ce qui devait être mis en avant pour le valoriser, attirer l'oeil du futur lecteur… ?
Un copain a eu pour mission de se mettre au boulot pour trouver une idée. Je le savais très compétent, il a déjà travaillé pour d'autres. En plus, c'est un copain !
Un soir, je suis allé prendre l'apéro chez lui et, pendant que je picolais avec sa femme, il s'est enfermé devant son ordi. Une demi-heure plus tard, il nous a appelé pour qu'on jette un oeil sur sa première mouture. Elle est pratiquement restée inchangée depuis…
Il avait lu le manuscrit, il avait sans doute réfléchi avant mon arrivée, il devait savoir dans quelle direction il allait partir, mais je dois avouer que j'ai été bluffé par un tel talent et une telle rapidité d'exécution.
Sur un plan éditorial, son parti pris (car personne n'avait eu le temps de lui donner la moindre consigne !) est bon. L'hélico, la fumée, le ton bleu avec des touches de blanc et de rouge pour le 14 juillet, l'arc de triomphe pour le lieu… Je ne sais pas, s'il m'avait demandé mon avis, si je l'aurais incité à partir dans cette direction, mais son travail est très bon. Je n'ai eu aucun mal à le valider. Tout au plus, au dernier moment, à l'heure des doutes des dernières semaines, ai-je eu une petite hésitation sur le fait que l'on en faisait des tonnes sur le point de départ du roman plutôt que sur son déroulement et son héroïne… J'ai compensé en parlant d'elle dans le court résumé de la quatrième de couverture,c'est déjà ça !
Maintenant, il n'est plus temps de se poser des questions puisque l'imprimeur a reçu le Bon à Tirer. Les premiers exemplaires du roman doivent être en cours d'impression. Ce que j'en ai vu a l'air plutôt pas mal. J'ai hâte de recevoir un de ces exemplaires !
Grrr, j'arrive pas à la mettre en illustration, cette p… de couv' ! Youpi, ça y est, j'ai enfin réussi !
17:29 Publié dans Ecrit | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ecriture, litterature, publication, maquette
17.04.2008
F-I-FI-N-I-NI
Ayé, c'est fini. Cette fois-ci, il n'est plus question de revenir en arrière. Après environ 83 relectures, 148 vérifications, auxquelles il faut ajouter un nombre encore bien plus important de doutes, d'hésitations, mon manuscrit définitif n'est plus entre mes mains, mais chez l'imprimeur (allô, m'sieu… vous pouvez déplacer la virgule, page 23 ? Nan ? Bon, tant pis, j'annule tout alors…).
La dernière relecture (enfin… celle que l'on va appeler la dernière, car en fait, il y en a eu 5 ou 6 derrière !) était positive. Bien prendre le temps de tout relire, s'attarder sur le rythme, sur les phrases, être sûr que tout cela fonctionne… Bien sûr chasser les dernières coquilles… Mais le plus important, c'était cette histoire de phrases. Mettre enfin le doigt sur le défaut qu'on peinait à m'expliquer depuis des mois, devenu criant avec une relecture quasi-orale. Avoir la satisfaction d'avoir amélioré le texte…
Mais je crois que le pire est venu après, avec la vérification finale, alors que je n'étais plus censé toucher le moindre mot. Il s'agissait juste de vérifier la mise en page de la maquette avant impression. Relire sans les mots… Et, bien sûr, tomber sur des mots qui gênent, des maladresses quelconques. Il est encore temps de changer ? Oui, alors j'en profite.
C'est à la dernière seconde que les doutes reviennent à la charge. A tel endroit, n'aurait-il pas mieux valu changer ? Modifier, expliciter davantage, dire d'une autre manière… Ces doutes sont sans fin, surtout avec moi !
Le texte est parti, il a bien fallu que je le lâche. Je suis très content qu'il en soit ainsi, impatient qu'il me revienne (non, pas pour le bon à tirer, je ne suis pas malade à ce point), impatient surtout d'être au mois prochain.
PS : Le manuscrit en illustration est celui de "la petite sirène"… Il fallait bien rendre hommage à un autre "sirénien", un peu moins sexy, qui a donné naissance au mythe des sirènes !
10:31 Publié dans Ecrit | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ecriture, corrections, publication
10.04.2008
Changer d'avis
C'est une curiosité dans mes goûts musicaux. Peut-être rien qu'une coïncidence, mais le fait que ça arrive deux fois en quelques semaines me trouble. Je change d'avis. Je découvre des groupes que j'aime bien, alors que je n'aimais pas leurs chansons la dernière fois que je les ai écoutées.
D'habitude, je découvre et j'aime (ou non). Il y a certains trucs que je n'aime pas au premier abord, mais c'est plutôt que j'y suis indifférent. Alors que là, par deux fois, je n'avais vraiment pas aimé.
Premier exemple, Nada Surf. Pour moi, c'était le groupe qui avait une seule et unique chanson il y a 10 ans (Popular). En cherchant, je pourrais trouver cette reprise d'Indochine d'une platitude confondante, mais comme je suis plutôt bien luné à leur égard, je ne vais pas l'évoquer. Ces derniers mois, j'ai eu l'occasion de traîner sur le site de leur maison de disque, qui propose plusieurs mp3 gratuitement. Je les ai écoutés, je n'ai pas aimé. Ca avait beau être gratis, je n'ai pas pris. Et puis j'ai écouté ce concert. Et là, j'ai trouvé qu'il n'y avait rien à jeter. J'ai pris les anciens cd à la médiathèque. Ce n'est pas le groupe de l'année, mais j'aime bien.
Deuxième exemple, The New Pornographers. J'ai entendu quelques chansons l'an dernier, y compris sur le site de leur maison de disque, bof. Un concert en podcast sur NPR… Pareil, pas aimé. Avec l'interrogation liée : comment ce groupe peut-il laisser en choriste une fille qui a la voix (et le début de carrière de Neko Case) ? Puis il y a eu une ou deux chansons… Et je me suis fait avoir… J'ai changé d'avis !
C'est énervant, hein ? Parce que ça commence comme ça et je vais finir par aimer Radiohead, Muse ou pire, je vais devoir avouer à mes filles qu'elles ont raison : Mika et Amy Winehouse, c'est bien, en fin de compte ! Pas question !
PS pour ceux qui connaissent ou qui sont allés sur les liens Myspace, j'ai une petite faiblesse pour "whose authority", voire l'évolution de "see these bones" de Nada Surf, pour le "Hold on" de Neko Case (mais j'ai du mal avec les autres). Pour les New Pornographers, mes préférées ne sont pas sur myspace (ah, l'évolution du "bleeding heart show"…).
20:09 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : musique, nada surf, new pornographers








