15.08.2008

Faire passer un message…

Hier, je suis allé voir Wall E en famille. Ce que j'aime bien avec ce genre de film, c'est qu'après, on peut comparer les 3 lectures. Version 5 ans, version 8 ans et version adulte.

C'est de la version adulte que je voudrais parler.

Sans surprise, j'ai apprécié tout le côté sensibilisation du film. Ce qu'on retrouve derrière les bonnes histoires de science fiction (et dieu sait que je ne suis pas client de ce genre, tellement pourri par les fantasmes de gamins nourris aux combats intergalactiques…). J'ai retrouvé un truc que j'avais apprécié dans Minority Report, par exemple, à savoir, planqué au milieu d'un film grand public, un gros message qui clignote "regardez où on va ! C'est flippant, hein ?".

Donc, oui, pas de doute, la gestion des déchets, l'abrutissement de la population derrière un écran… Tout ça, je suis preneur !

Maintenant, quel est l'impact ? Hier, nous sommes sortis les derniers de la salle et je n'ai pu réprimer un sourire : il y avait des déchets dans toutes les rangées. Cartons de pop corn, emballages divers, bouteilles d'eau abandonnées… Les gens ont vu un film qui évoquait le surplus de déchets, ils ont rigolé et ensuite ont abandonné leurs propres déchets pour continuer leur vie normale, consommant toujours autant, rallumant leur portable, retournant devant leur télé…

Alors, je sais, c'est toujours un message pour se donner bonne conscience, émanant d'une grosse boîte  de l'entertainment mondialisé…

Commentaires

C'est sûr que bon... la critique de la société de consommation tout en vendant des gobelets de Coca à l'effigie de Wall E... ça fait sourire.

Amer constat que celui-ci. C'est le vieux Strummer qui disait, vers la fin, qu'il avait compris en vieillissant que l'art ne pouvait absolument pas changer le monde. Un terrifiant aveu d'impuissance, venant de lui...

Ecrit par : thom | 20.08.2008

Le Joe Strummer de Sandinista, celui de "Charlie don't surf", de "washington bullets"…
Oui, je comprends l'amertume !
Mais c'est vrai que les dénonciations dans des oeuvres style chanson ou film n'ont tendance à être perçues que par les convaincus.

Quant au merchandising que tu évoques, j'imagine la position d'Andew Stanton (réalisateur de Wall E). Il prend comme point de départ de son scénar le comportement des hommes qui détruisent la terre à coups de déchets. Mais il sait pertinemment que la machine Disney va obligatoirement créer des tonnes de merdes à partir de son film.
Alors, cynique, désabusé, profiteur ? Compliqué, en tout cas…

Ecrit par : fabrice | 20.08.2008

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