28.04.2009

Des roquettes en laine

Ce matin, j'étais content (enfin, façon de parler, hein, quand vous allez voir le sujet, vous comprendrez) quand j'ai entendu dans les infos un retour sur la situation à Gaza, trois mois après la fin des combats.

On sait que ce n'est pas tant les combats qui étaient terribles que la situation quotidienne que vit la population depuis des mois avec le blocus de la zone. Je ne vois pas l'intérêt de rentrer dans le débat de cour d'école du style "c'est lui qui a commencé", "je n'ai fait que répondre".

Le truc, c'est qu'aujourd'hui, à cause des gamineries, le blocus est maintenu et seuls les produits dits de première nécessité ont le droit d'entrer sur le territoire. Entre autres, le journaliste prenait l'exemple du chocolat qui n'a pas le droit d'être introduit. Ca me fait penser (je dis ça pour détendre l'atmosphère) à la contrebande de fromage importé du Pays de Galle dans les romans de Jasper Fforde. Et j'en connais qui souffriraient et qui seraient prêts (non, je n'ai pas mis le mot au féminin, pourquoi pensiez-vous cela ?) à prendre les armes pour défendre leur droit au chocolat.

Un représentant de l'ONU évoquait aussi la laine que les Gazouis n'ont pas le droit de faire entrer dans leur territoire. Comme disait le gars, c'est quoi la raison ? Le gouvernement Israélien a peur de recevoir des roquettes en laine ?

Le problème, c'est que tout le monde s'en fout. Quand les combats faisaient rage (j'aime bien cette expression, ça fait un peu désuet et puis on imagine les gars avec de la bave aux lèvres), les médias du monde entier étaient là, de même qu'ils se précipitent à la première roquette qui éventre une maison Israélienne. Mais quand 600 000 personnes sont privés de biens de consommation courante, qu'ils doivent passer des heures à des barrages pour éspérer pouvoir bosser dans une économie laminée, il n'y a plus personne pour s'en indigner.

Commentaires

J'avais entendu la même info ce matin et je voulais écrire un petit billet sur le sujet, car vraiment, on marche sur la tête avec ce blocus indifférencié. mais je ne dirais pas mieux que toi.? alors, je m'abstiens de mon article et je t'envoie ce petit mot pour, avec toi, m'indigner, me désespérer, compatir, et me demander quoi faire... et là, tout de suite, je pense que je ne peux rien faire à mon niveau et c'est encore plus désespérant.

Ecrit par : chantal barthelemy-ruiz | 28.04.2009

Ecrire un commentaire