23.06.2009
Là, on est dans le bon
J'ai un faible pour Blankass, autant l'esprit que la musique, d'ailleurs. Je n'ai pas forcément accroché sur le dernier album, mais bon… Pour mon bouquin, je viens de me rafraîchir les idées et je suis allé sur le site du groupe. J'ai découvert Georges.
Comment ça, vous ne connaissez pas Georges ?
Georges est le pseudo de Johan Ledoux, l'un des frères Ledoux. Et n'allez pas me dire que ça ne vous avance pas tant que cela… Les frères Ledoux sont les piliers de Blankass. Guillaume chante presque sur tous les titres, ne laissant que quelques miettes à Johan.
Johan est donc allé faire un tour en solo. Il a enregistré quelques titres qui sont en écoute sur son Myspace. Bon, ce n'est pas une surprise, y a du bon. Il dit qu'avec cette identité, il a voulu se lâcher. Pour avoir une idée, il faut écouter "Les merdiques flamboyants". J'avais d'abord envie de vous en copier un extrait, mais le texte est tellement bon qu'il aurait fallu tout copier !
Musicalement, ça tient la route aussi, toujours sans surprise. Il y a même un duo avec Mike Scott (des Waterboys, eh ouais). Un autre avec Oxmo Puccino pour évoquer les rêves d'apprentis footballeurs ("Arsène").
La surprise, c'est qu'il semblerait qu'il ne soit pas signé. Visiblement, il n'y a pas un label qui ait voulu quoi que ce soit sur Georges/Johan. On nous sert à longueur de journée de la soupe, du prémâché et tout ce qu'on veut, mais y a plus personne derrière.
Bon, quand je dis que c'est une surprise, faut être honnête, ça ne l'est malheureusement pas tant que cela.
L'autre jour, je discutais avec un copain qui galère, après six ou sept albums et vingt ans de carrière. Comme il le disait lui-même, c'est tout le monde de la musique qui évolue et ça incite les maisons de disque à ne plus prendre aucun risque. Elles ont tellement peur de couler avec ce marché qu'elles ne comprennent plus qu'elles préfèrent assurer avec de la daube.
On pourrait penser que la dématérialisation des cd en simples fichiers électroniques pourraient faciliter l'émergence d'une sorte d'économie parallèle, loin du trust commercial des majors, mais ce n'est pas le cas. La qualité n'a rien gagné au changement en cours dans l'industrie du disque. Bien au contraire.
Sinon, ça ferait bien longtemps que Georges aurait sorti son album, ne serait-ce que sur iTunes, où, pour marquer le coup, je me serais fait un plaisir de l'acheter. L'ère de rien.
20:12 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : musique, rock, blankass, johan ledoux, georges

















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