13.08.2009
Tout seul
C'est une des données de base du boulot de l'écrivain. Il est tout seul avec son histoire, sa page blanche, son ordi, tout ce qu'il veut, en fait, mais il reste… tout seul !
Et je peux vous assurer que ce n'est pas toujours facile. Déjà, j'en parlais plus haut, il y a la question de la page blanche, du jour, de la semaine où on est planté en pleine histoire sans être capable d'avancer. Là dessus, je m'en sors bien, je l'ai très peu connue, cette angoisse. Quand je sais quoi écrire, j'arrive à avancer. Pas toujours assez vite, c'est vrai, mais je ne suis jamais resté planté des semaines (ça, ça s'appelle réécrire l'histoire et oublier d'évoquer les 50 premières pages écrites en plus de trois mois…).
Ce dont je voulais parler aujourd'hui, c'est autre chose. C'est la phase suivante, où l'on tout aussi seul. Vous finissez le premier jet, vous le corrigez et vous êtes toujours seul. Vous l'améliorez et il n'y a encore que vous pour en juger. Autant dire qu'il faut avoir le moral pour éviter de tomber dans le piège du "finalement, ça ne sera pas assez bon". Car les doutes sont toujours là. D'une part parce que l'écriture n'est pas un domaine rationnel, quantifiable et d'autre part parce que l'écrivain lui-même n'est pas la personne la plus optimiste et la plus stable émotionnellement…
Je sais qu'il reste encore de grands moments de solitude, tant que personne n'a lu le manuscrit. Des moments d'espoir succèderont à ces doutes. Pas plus rationnels, d'ailleurs. Juste présents en raison de la fragilité et de la solitude de l'écrivain.
13:46 Publié dans Ecrit | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ecriture

















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