28.10.2009
Réseau social à sens unique
Je le reconnais, je l'avoue sans même en avoir honte, certains le savent, non seulement j'ai un compte sur Facebook, mais je le consulte régulièrement.
Pourquoi ?
Tout simplement parce que j'aime bien voir ce que mes amis y ont mis. Quel statut ils ont posté, quelle info les concernant ils ont partagée (je ne parle pas du "X est à la gare", suivi, quelques minutes plus tard de l'inévitable "X est dans le train")…
En fait, pour moi, ce genre de site est une occasion de suivre ce que font mes relations (j'hésitais, finalement, "amis", au deuxième degré est peut-être plus drôle). Je suis plutôt content d'avoir un nombre de contacts normal. Je ne les connais pas tous physiquement, mais je sais ce que je partage avec chacun d'entre eux et je m'intéresse souvent à ce qu'ils écrivent, en espérant qu'ils s'intéressent à ce que je poste.
J'avoue avoir une certaine méfiance vis-à-vis des personnes qui se vantent d'avoir plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d'amis. On est là dans une amitié à sens unique, où celui qui se connecte sur le réseau n'a certainement rien à faire de ce que pensent ses 2000 contacts. Si l'un d'entre eux déprime complètement, s'il lance un appel au secours, qui va le lire ? Espère-t-il seulement être lu ? Je pense à un exemple… J'ai un ami qui compte plus de 200 facepotes. Alors bien sûr, il est écrivain à succès et son réseau comporte un certain nombre de fans, de lecteurs réjouis de pouvoir lire la prose et la vie quotidienne, d'apprentis écrivains qui… Ils ont un contact et c'est tant mieux. Il faut reconnaître que j'aime bien cette proximité qu'il arrive à entretenir avec ses lecteurs. C'est tout le statut (pas au sens facebouquien) de l'écrivain qui change et se rapproche des lecteurs grâce à sa démarche.
Avec autant de contacts, on change d'utilisation de ce service. Moi, je me contente volontiers de regarder ce que font les autres. satisfaire ma curiosité me convient davantage que savoir que des centaines de personnes apprennent que je suis en train de rédiger un post sur ce blog (en écoutant Eiffel, auquel un certain golbeur m'a convaincu).
19:14 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : facebook, amis, egocentrisme
15.10.2009
La phrase du jour
"J'ai compris que lorsqu'on s'appelle Sarkozy, les choses sont parfois plus difficiles"
En fait, ça doit être à cause de son nom qu'il a déjà redoublé 2 fois ses années de droit… Dire qu'on était mauvaises langues et qu'on croyait que c'était en raison de sa très faible assiduité et de sa méconnaissance totale en la matière…
12:47 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : jean sarkozy
11.10.2009
Morale à géométrie variable
Ne comptez pas sur moi pour juger la moralité d'un ministre de la culture, j'avoue que cela ne me passionne pas. Cela me passionne même d'autant moins qu'on nous sert du réchauffé avec un bouquin qui avait déjà fait un semblant de buzz il y a quelques années (un peu comme l'accrochage bidon entre Cohn Bendit et Bayrou à propos du vieux bouquin de Cohn Bendit, d'ailleurs).
On assiste à un retour d'une espèce de puritanisme qui est assez malsain. C'est ainsi que sur Facebook, j'ai vu évoquer le mot "déviance". Et pas de la part d'un adorateur de Marine LP…
Et pourtant… Le truc qui, pour moi, a été le plus choquant, est venu d'un philosophe. Oui, je sais, depuis le temps qu'il se prend pour Claude Allègre et qu'il est prêt à dire n'importe quelle connerie pour être médiatisé, je ne devrais plus m'offusquer des propos de Finkielkraut. Mais quand même… Quand je l'entends dire qu'une gamine de 13 ans n'est plus une gamine, d'autant qu'elle en paraissait plus, c'est simplement abject. Avec lui, ce n'est plus l'âge réel qui servira à démontrer la pédophilie, mais un critère subjectif comme "elle paraissait plus vieille". Avec un peu de chance (oui, je fais exprès d'employer le terme), Marc Dutroux aussi pensait que ses petites chéries faisaient plus vieilles que leur âge…
Non, je ne fais pas de rapprochement entre Polanski et Dutroux. Comme les comportements de Frédéric Mitterrand, je m'intéresse peu aux agissements de Polanski. Ceux qui m'insupportent sont justement ceux qui jugent selon des proncipes à la con, sans rien connaître. Un des arguments des défenseurs de comptoir en faveur de Polanski était le fait que l'ex-gamine avait retiré sa plainte. Quelques jours plus tard, grâce aux interventions pleines de bon goût de Finkielkraut et je ne sais plus qui, elle se trouvait traînée dans la boue (elle faisait plus vieille, elle était consentante, elle s'était déjà tapée d'autres mecs…). En gros, les bons vieux arguments machos pour justitifer les viols depuis la nuit des temps. C'est jamais la faute du mec, mais de la fille qui l'a provoqué.
Pas de doute, moi, ce sont ces interventions que je trouve moralement repoussantes.
Juste pour voir l'abjection et pour, moi aussi, être un "lyncheur d'internet", je vous conseille cette vidéo de l'intervention de Finkielkraut, où il reprend la bonne vieille antienne qui consiste à salir la victime pour défendre les comportements douteux. Connaît-il l'affaire ? La victime ? Non, bien sûr, il est philosophe, il a le droit de juger et de salir une personne juste pour défendre sa posture.
18:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : polanski, finkielkraut


















