24.09.2009

Bêtisier

C'est pas malin, pas forcément vendeur, mais je crois que je ne vais pas résister à partager quelques perles.

En ce moment, je suis en train de corriger mon prochain roman. Il a nécessité des mois de travail, vous vous en doutez. Je l'ai déjà relu et corrigé, ma première lectrice est, elle aussi, passée par là. Pourtant, dans l'étape actuelle, je découvre des énormités qui, selon l'humeur du moment, me font beaucoup rire ou me dépriment complètement.

Que citer ? Cette phrase où j'évoque "la faiblesse de mes forces" ? Ce sont plutôt les répétitions que je débusque. Une fois repérées, elles sont tellement énormes que l'on se demande comment elles ont pu échapper aux précédentes lectures.

Quoi ? Vous voulez vous moquer ? Vous voulez des exemples ? Pfff…

"Je me doutais qu'elle n'habitait sans doute plus chez ses parents". "Je te rendrai les affaires personnelles… où se rendait ton père". "Elle resta immobile avant de reprendre ses esprits et de prendre une gorgée". Je termine par mon préféré : "Je servis les verres qu'elle me tendait et lui tendis le sien".

Vous comprenez pourquoi il faut être solide pour ne pas jeter l'ensemble des feuilles du manuscrit dans la poubelle destinée à recueillir le papier (je pourrais le faire, j'imprime sur des feuilles de brouillon). Je crois que c'est un des aspects de l'écriture. On dit souvent qu'il faut avoir de l'amour-propre pour écrire, mais de temps en temps, tout écrivain se rend compte à quel point l'amour-propre en question n'est qu'une énorme baudruche.

J'ai toujours été convaincu que c'était le travail qui comptait. Celui qui nous incite à lire, relire, corriger, reprendre, vérifier… Depuis une semaine, mon livre de chevet est un dictionnaire des synonymes. Moralement, c'est dur à accepter, mais je suis persuadé que c'est la seule méthode qui fera de mon manuscrit un bon roman correctement écrit (correct, hein, je ne vais pas me prendre pour je ne sais qui non plus… Mon ambition se limite à écrire correctement. C'est déjà pas mal !). Pour quelqu'un qui, comme moi, sait concevoir une histoire, mais ne considère pas qu'il écrit bien, les relectures multiples, si elles sont un supplice, sont une source de progrès incommensurables (et ça, c'est la classe, de finir sur un mot aussi long ! On dirait un véritable écrivain !).

13.08.2009

Tout seul

C'est une des données de base du boulot de l'écrivain. Il est tout seul avec son histoire, sa page blanche, son ordi, tout ce qu'il veut, en fait, mais il reste… tout seul !

Et je peux vous assurer que ce n'est pas toujours facile. Déjà, j'en parlais plus haut, il y a la question de la page blanche, du jour, de la semaine où on est planté en pleine histoire sans être capable d'avancer. Là dessus, je m'en sors bien, je l'ai très peu connue, cette angoisse. Quand je sais quoi écrire, j'arrive à avancer. Pas toujours assez vite, c'est vrai, mais je ne suis jamais resté planté des semaines (ça, ça s'appelle réécrire l'histoire et oublier d'évoquer les 50 premières pages écrites en plus de trois mois…).

Ce dont je voulais parler aujourd'hui, c'est autre chose. C'est la phase suivante, où l'on tout aussi seul. Vous finissez le premier jet, vous le corrigez et vous êtes toujours seul. Vous l'améliorez et il n'y a encore que vous pour en juger. Autant dire qu'il faut avoir le moral pour éviter de tomber dans le piège du "finalement, ça ne sera pas assez bon". Car les doutes sont toujours là. D'une part parce que l'écriture n'est pas un domaine rationnel, quantifiable et d'autre part parce que l'écrivain lui-même n'est pas la personne la plus optimiste et la plus stable émotionnellement…

Je sais qu'il reste encore de grands moments de solitude, tant que personne n'a lu le manuscrit. Des moments d'espoir succèderont à ces doutes. Pas plus rationnels, d'ailleurs. Juste présents en raison de la fragilité et de la solitude de l'écrivain.

31.03.2009

L'épaisseur des figurants

Ces derniers jours, je me suis retrouvé avec les mêmes problèmes, chaque matin.

A chaque fois, j'ai dû revenir sur ce que j'avais écrit la veille. Pourquoi ? Tout simplement à cause de personnages très très secondaires dont je me rendais compte qu'ils méritaient plus que le traitement que je leur avais fait subir.

Prenons un exemple… Mon personnage principal appelle un banquier au téléphone. Le banquier intéressant n'est pas intervenu auparavant (dans les 100 premières pages), il ne reviendra pas après. Autant dire que sa prestation n'a aucune importance et son caractère n'a pas besoin d'être défini sur 12 pages. Oui mais…

C'est un banquier particulier, il travaille dans un endroit particulier (remarque intéressante, comme si tout le monde n'était pas dans un endroit particulier !). C'est le banquier du père du personnage… Comment peut être un banquier de cette sorte ? Celui-ci répond-il aux critères du banquier de cet endroit ? Il y a toujours moyen de faire quelque chose d'un personnage, aussi insignifiant soit-il.

Bien sûr, j'ai pris un exemple un peu exagéré. On n'est pas obligé de définir dans le détail un personnage qui n'apparaît que sur un échange téléphonique de 5 lignes, un type que le narrateur n'a jamais vu et ne verra jamais.

Mais dans un livre, il y a beaucoup de personnages que l'on croise, que l'on pourrait qualifier d'utilitaires. Ils n'existent que pour leur fonction (le policier, le banquier, le facteur, le serveur du bar, le prêtre…). Je ne parle même pas de ceux que l'on croise au loin, voire en groupe, mais de ceux qui ont un tout petit rôle dans l'histoire. Ce ne sont que des figurants, mais ils ont besoin d'avoir un caractère propre. L'auteur prend)il le parti de leur laisser les clichés inhérents à leur profession ? Ou, à l'opposé, va-t-il tomber dans le cliché de l'anti-cliché ? Pas évident. Et pourtant indispensable pour faire de la vie dans un livre.

Allez, pour finir, je vais faire un aveu. L'autre jour, j'ai vu "les chtis". Je vous épargnerai une critique du film, ce n'est pas le sujet. Ce que j'ai constaté, c'est qu'il n'y a aucun figurant. Les rues sont systématiquement désertes. Il n'y a aucune épaisseur dans l'histoire qui est racontée, preuve s'il en est que les auteurs n'ont pas pris la peine de nous faire croire à la réalité de ce qu'ils racontaient.

27.03.2009

Prison break en VF

C'est le genre d'info qui passe inaperçu, mais qui pourtant vient titiller ma curiosité. Dans une dépeche AFP hier soir, j'ai appris que le gars qui s'était évadé de prison au Havre mardi avait été retrouvé. Les flics l'ont arrêté alors qu'il était chez un de ses copains.

On en a peu parlé, parce que d'entrée, les responsables de la prison s'étaient dédouanés en disant que le gars n'était pas dangereux. Et c'est là que ça devient intéressant.

Le type avait été condamné à 6 mois de prison. Ce n'est donc pas le super terroriste assassin multi récidiviste pédophile enfermé jusqu'à la fin des temps. Et pourtant, il a jugé bon de prendre des risques en se barrant sans attendre la date de péremption (tiens, c'est une idée, ça, mettre la date de sortie des prisonniers sur leurs fringues, ce serait rigolo. Rigolo, hein, pas sérieux, je le précise toutefois à ceux qui auraient envie de croire que je l'envisage vraiment).

Il est donc parti en courant, alors qu'il sortait les poubelles. Et ensuite, il ne s'est pas évanoui dans la nature, n'est pas parti à l'étranger en changeant d'identité. Non, non, il est juste allé squatter chez un pote.

Moi, quand j'entends cette histoire, j'ai envie d'en savoir plus. Oui plutôt, j'ai envie d'imaginer. La réalité peut être triste à se flinguer (du genre, le type est un peu simplet, il a répondu à une envie de se barrer sans réfléchir, tout comme il n'a pas branché le cerveau avant de se demander où il pouvait se cacher). J'ai envie de lui donner un motif impérieux pour s'évader. Quelque chose qui ne pouvait pas attendre 6 mois et la fin de son incarcération. Un cas de force majeure qui valait qu'il tente sa chance, quitte à retourner en taule sa mission accomplie, qu'il prenne pour plus cher en raison de son évasion. On peut faire une histoire intéressante à partir de ça. A condition de s'intéresser aux motivations de l'être humain mis en prison.

13.03.2009

Il manque le son !

Hier, j'écrivais comme souvent en musique. J'avais choisi le fond sonore non pas en fonction de ce que j'écrivais, mais plutôt en fonction de ce que j'avais envie d'entendre.

Et j'ai pris une claque, je suis resté bloqué sur une chanson (oui, je suis sadique, je ne vous dirai pas de quoi il s'agit ! Si tout va bien, vous le saurez à la sortie du roman). J'ai eu le sentiment qu'elle s'intégrait parfaitement à mon histoire. Je l'ai réécoutée plusieurs fois et je sais même maintenant à quel moment de l'histoire on pourra l'entendre.

Le seul problème, c'est que je n'écris pas un film, mais un roman… J'aurais beau donner le titre, citer quelques mots des paroles, cela ne permettra pas au lecteur de ressentir à quel point ce titre colle à ce que je voulais écrire. Bien sûr, le lecteur pourra l'écouter, mais dans l'idéal, il aurait fallu que la musique accompagne la scène. Malheureusement, c'est un truc que n'auront jamais les romans.

Dans le même ordre d'idée, j'ai vu l'autre jour Boy A au cinéma. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'une histoire de deuxième chance à la sortie de prison, quand, gamin, on a fait quelque chose de terrible. Le film est très fort (et très bien interprété). A un moment, un morceau instrumental est venu souligner les sentiments… Je ne sais pas ce que c'était (j'ai pas trouvé !), ça m'a fait pensé aux sonorités sombres et acoustiques choisies par Eddie Vedder pour "Into the wild".

Pas de doute, il va falloir qu'on trouve un moyen pour que les lecteurs puissent écouter la bande originale des livres pendant qu'ils lisent…

05.01.2009

Le ton ou l'idée

Je sais, je n'ai aucun esprit de décision.

Généralement, quand je dis ça, c'est pour des trucs anodins pour lesquels je ne suis pas foutu de faire un choix (du style "comment s'habiller", ou "quelle bouffe acheter"). Mais quand ce défaut vient me pourrir mes journées de boulot, ça m'énerve.

C'est le cas en ce moment. J'avance doucement sur un projet. Un truc dont je traîne l'idée depuis des mois, dont je bosse la trame depuis des semaines, dont j'ai déjà écrit le début. Un texte dont on m'a déjà dit que je ne l'écrirai jamais (faut-il préciser que c'est justement ce genre de remarques qui me font continuer ?). Je ne suis pas encore sûr de la façon dont je vais raconter l'histoire et c'est ce petit doute qui m'embête souvent. Le point positif, c'est que je crois avoir trouvé le ton pour la raconter (hem, n'est-ce pas contradictoire avec la phrase précédente ? Je ne crois pas).

Et l'autre soir (c'est une façon de dire que j'ai oublié quel soir), j'ai eu une idée géniale. Oui, bon, d'accord, c'est moi qui dis qu'elle est géniale. Disons que j'ai eu une idée (ça, ce n'est pas contestable). Un truc qui ferait un bon sujet de bouquin, avec déjà la tonalité, quelques éléments qui se mettent en place dès les premières secondes. J'en parle aussitôt à ma petite femme qui confirme que c'est un bon sujet.

Oui, mais il y a un défaut. Ce sujet n'est pas pour moi. Ou plus exactement, d'autres le traiteraient bien mieux que moi. Un peu comme le point de départ du 14 juillet aurait pu donner des livres au rythme bien plus tendu chez d'autres.

Alors évidemment, je me pose des questions. Est-ce que je me lance dessus, quitte à délaisser l'autre (et à donner raison à ceux qui n'y croyaient pas) ? Est-ce que je propose mon sujet aux copains (j'en connais un ou deux qui feraient un bon bouquin à partir de cette idée) ? Est-ce que je laisse ça de côté ?

Je crois que j'ai envie d'essayer d'aller au bout de mon histoire actuelle (nom de code "Riguidel"), ne serait-ce que parce que la façon dont j'essaie de l'écrire (malheureusement de manière trop lente) correspond à ce que j'ai envie de faire. Et maintenant que je suis grand (enfin, un peu plus dans ma tête), je sais que j'en ai encore pour des mois.

En gros, dans ma tête, il y a un match entre l'idée bling bling que j'essaierais de modeler à ma façon et une roman à l'écriture plus personnelle.

Alors finalement, c'est frustrant, d'avoir une bonne idée !

19.12.2008

Un hymne dans la B.O.

La musique tient une place très importante dans le roman que je suis en train de rédiger. Comme je l'ai toujours fait, pour définir mes personnages, je me sers de la musique qu'ils aiment. Je fais donc pas mal de recherches, non seulement dans ma bibliothèque iTunes, déjà fournie de plusieurs milliers de titres, mais aussi sur des artistes que je ne connais pas bien, mais qui pourraient coller…

C'est ainsi que j'ai été amené à porter plus d'attention que prévu à un groupe du nom de Gaslight anthem. J'avais découvert plusieurs de leurs chansons par l'intermédiaire de mpn blog préféré. Je n'avais pas vraiment accroché. J'aimais bien The 59 sound, mais sans plus. Quand j'ai cherché du rock, un peu rugueux, un peu profond…, j'ai pensé à eux et j'ai réécouté. Une fois, puis deux, puis… j'ai tendance à écouter ça en boucle depuis quelques jours.

Je n'ai jamais été foutu d'expliquer pourquoi j'aimais tel ou tel morceau, je ne peux pas davantage le faire dans ce cas.

Disons qu'en plus de la musique, il y a plein de  petits clins d'oeil sympas au grand frère du quartier (le chanteur a grandi à quelques pâtés de maisons de l'E Street qui a donné son nom au groupe du Boss). C'est ainsi qu'on retrouve "at night, I wake up with the sheets soaking up, pretty good song, maybe you know the rest", référence à "I'm on fire". Ou l'accumulation des références  sur "Meet me at the river's edge" lorsque le chanteur évoque "Bobby jean" et "No surrender", avec un titre proche de l'excellent "meeting across the river".

Curieusement, Springsteen ne faisait pas partie des artistes dont je pensais "me servir" pour mes personnages. Peut-être simplement parce que le Springsteen auquel The Gaslight Anthem fait référence est celui de Born in the USA alors que ma préférence va plutôt à celui de Born to Run, voire aux autres albums des années 70, moins puissants (dans le sens "rock"), mais plus profonds.

"Young boys, young girls, ain't supposed to die on a saturday night". Voici quelques mots qui seront sans doute présents dans mon livre. Au moins dans la tête de mon personnage.

12.12.2008

L'esprit

Il y a des choses qui reviennent, des remarques que l'on me fait, qui restent plantées dans un coin de ma tête et qui n'attendent qu'une occasion pour réapparaître.

Ainsi, la question de l'esprit de ce que j'écris.

Oui, je sais, dit comme ça, c'est un peu étrange… A la lecture de mon bouquin, un copain m'avait dit un truc du style "tu serais encore plus fort si tu réussissais à faire passer ton esprit, l'esprit de ton blog, dans tes romans". Sa remarque avait amené une grande discussion. Je n'étais pas sûr de comprendre ce qu'il voulait dire, je ne crois pas au blog devenu livre, alors… En gros, j'ai l'impression qu'il y a 2 moi (tadaaa, grande nouvelle, j'avoue ma schizophrénie !). Celui qui est très ancré dans la réalité et celui qui a des idées, qui adore créer des personnages, leur faire vivre des trucs. Le blog tient du premier alors que le roman, logiquement, dépend entièrement de l'imagination du deuxième.

Le week-end dernier, coup de fil d'un autre copain, il avait une idée géniale qu'il voulait bosser avec moi. Il voulait faire une bd dont j'écrirais le scénar avec mon esprit, l'esprit de mon blog… Forcément, je ne suis pas complètement amnésique, ses mots m'ont rappelé ceux de l'an dernier. Il était le deuxième à vouloir que j'utilise ce fameux esprit. Il a été un peu plus précis (logique, il voulait que je l'utilise, donc il valait mieux qu'il me donne des exemples), ce qui m'a permis de comprendre le truc.

Dernier épisode, hier, je me battais avec mon prochain roman. J'avançais à peu près aussi vite que si je traînais un âne mort (et je ne sais pas si vous avez essayé, mais c'est sacrément galère ! Surtout sur un clavier… Faut faire gaffe aux touches. Ca risque de tout saloper, d'en foutre partout et après, c'est malin, vous ne pouvez plus rien écrire). Donc, je souffrais et ce qui est sorti, c'est une série de remarques à la con, de mauvais esprit… Au bout de la troisième, je me suis rendu compte que c'était peut-être ça, ce qu'ils me conseillaient tous deux de faire.

En gros, ça revient à mettre un peu plus de tripes, un peu plus de moi dans l'écriture. Tout ce que je n'osais plus faire. Le problème, évidemment, c'est que ça risque de ralentir le rythme du récit, mais finalement, est-ce un problème ? Est-ce que ce n'est pas une manière de revenir vers ce que je veux vraiment faire, qui me correspond le plus ?

Conclusion : faut voir, mais peut-être que l'âne mort a servi à quelque chose ! A suivre…

09.10.2008

Les prénoms

Ca fait plusieurs jours que ça me travaille…

Je ne suis pas convaincu par les prénoms que j'ai donnés à mes personnages. Si c'était des personnages secondaires, apparaissant au détour d'une page, ça n'aurait aucune importance, mais là… il s'agit de personnages importants. Ca a l'air anecdotique, mais ce n'est pas le cas.

Un personnage est défini aussi bien par ce qu'il fait que par ce qu'il est (description physique, mais aussi son nom, son boulot, sa famille, son lieu de résidence, sa voiture, que sais-je…). D'où l'importance du prénom.

Si vous avez un personnage jeune et que vous l'appelez Jean-Paul, ça a du sens. C'est une information que vous passez au lecteur (il y a forcément une raison pour qu'il porte un prénom qui ne se donne plus).

C'est ainsi que je me suis rendu compte que les prénoms que j'avais attribués à deux personnages féminins, du même âge, mais pas de la même origine ni du même milieu social, ne collaient pas. Mieux, l'un correspondait à l'autre personnage. Ayant déjà bien avancé mon étude des caractères (j'ai pas mal creusé, pratiquement tout le livre en tête, j'attaque la rédaction),  il me fallait désormais chercher le prénom qui manquait.

Je viens de le faire et je me retrouve avec une "short-list" comprenant des prénoms très différents, mais qui pourraient coller, apportant même quelque chose au personnage. A l'heure où j'écris ces lignes, je n'ai pas encore choisi. Mon personnage pourra donc s'appeler Elsa, Judith, Marion, Olivia ou Roxane. Ce qui fait un sacré éventail ! Allez, pour être honnête, dans cette liste, j'ai deux favoris. Mais avec un peu de chance, ils vont se faire griller par de nouveaux arrivés qui emporteront le morceau.

04.08.2008

Bande originale

Ce week-end, on me posait des questions sur certaines caractéristiques des personnages de "L'après 14 juillet" et j'ai répondu en partie sur la musique. Car oui, j'ai travaillé sur les goûts musicaux de chacun d'entre eux pour les personnifier.

Cela ne transparaît par sur Mina (elle n'avait pas besoin de cela). D'autant que dans l'histoire, elle écoute peu de musique seule. Ce qu'elle aime, c'est du léger, du mouvement. J'avais commencé à creuser du côté de Diams et Keny Arkana, pour ensuite les trouver toutes deux trop marquées.

Pour Sacco, il y a évidemment la musique du film Sacco et Vanzetti, composée par Ennio Morricone et interprétée par Joan Baez (et non par Moustaki, comme il le dit lui même). La chanson ne correspond pas à ses goûts musicaux, bien plus rock, mais répond à cette identification à un héros passé. C'est un peu l'hymne de sa famille.

Wally, pour sa part, n'écoute que des bandes originales de film. Lui, son idole, ce serait plutôt Bernard Hermann.

Enfin, la musique qu'écoute Moussa dans sa voiture ne peut être que du Femi Kuti. Fils aîné de Fela, ce Nigérian "créateur" de l'afrobeat, a composé des chansons très rythmées, que je n'imagine qu'à plein volume (même si je ne les supporterais sans doute pas plus de 30" !).

Un jour, quand je serai grand, je mettrai à la fin de mes romans la liste des chansons qui vont avec. Une espèce de playlist, contenant les chansons qu'aiment chacun des personnages, ainsi que celles qui passent à un moment où à un autre dans le livre. Je pourrais d'ailleurs, comme certains écrivains le font sur leur blog ou leur site, mettre les chansons qu'ils écoutent pendant qu'ils travaillent sur un texte (si je me souviens bien, j'ai vu ça chez Maxime Chattam, mais aussi chez Michael Moore).

En attendant, pour satisfaire ceux qui me faisaient remarquer qu'ils n'avaient pas la moindre idée de ce que pouvait être Sacco et Vanzetti, jefais un essai et j'essaie de vous mettre la chanson ici…


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