26.06.2009
Réellement vieux ou démago ?
C'est marqué dans la colonne de gauche, je suis en train de lire un bouquin d'Harlan Coben. Pas de doute, c'est bien foutu, c'est prenant, c'est pas mieux écrit que ce que je fais, c'est donc la lecture idéale du moment (faut savoir que j'occupe mes journées à de la lecture professionnelle, hein).
J'ai lu un passage qui m'a passablement énervé, je vais vous le recopier, vous comprendrez pourquoi.
"Grace ne voulait pas passer pour une vieille rombière, mais, franchement, avoir ce bruit branché directement sur le cerveau toute la journée ne pouvait être bon. Elle même, elle aimait la musique. Quand elle était seule, elle la mettait plus fort, chantait, dansait… Donc, ce n'était pas une question de musique, ni de volume. Mais quelles étaient les conséquences sur la santé mentale d'une musique, probablement apre et violente qui résonnait non stop dans les oreilles."
Je m'arrête là, mais la tirade continue, faisant même appel au Dr Elton John comme analyste des dangers d'isolement qu'encourent les djeunz avec leur casque vissé sur les oreilles.
La tirade est telle, et elle est tellement décalée dans l'esprit du livre, qu'on ne peut que se demander ce qu'elle vient faire là. C'est une espèce de coup de gueule que semble lâcher Coben, caché derrière son personnage féminin. Avec cette manière de se défausser un peu minable, le "j'aime la musique, hein, faut pas croire… mais vraiment, les jeunes, ils s'abîment le cerveau avec leur musique du diable".
Allez, il y a trois hypothèses :
- Coben fait du 2ème degré et se fout de son personnage, qui se défend d'être une "vieille rombière", alors qu'elle en ait vraiment une (elle écoute quand même Coldplay à fond dans sa bagnole, ça ne plaisante pas ! :-)).
- Coben cherche à plaire à ses lecteurs (lectrices ?) en balançant sur les djeunz qui s'isolent avec leurs casques.
- Coben est vieux.
Quand je lis sa tirade, je ne peux m'empêcher à toutes les conneries que subissent les amateurs de rock et de musique pour djeunz depuis 40 ans. Si vous avez vu "The boat that rocked (Good morning england)", vous voyez ce que je veux dire pour les années 60. Prenez ce qu'on disait sur les amateurs de Led Zep et cie dans les années 70… Il y a toujours eu cette incompréhension de la part de la génération précédente qui se sentait exclue et qui tentait de discréditer les pratiques de leurs enfants.
Coben a 47 ans. Je me souviens avoir lu quelque part qu'il était fan de Springsteen, ce qui, pour lui, doit être le summum du cool, de la rock'n roll attitude, comme dirait… non, personne, en fait, oubliez…
Ca lui ferait sûrement du bien d'écouter ses autres voisins du New Jersey, enfants adoptifs du Boss… S'il veut, je peux même lui prêter les écouteurs de mon iPod.
11:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : harlan coben, musique, springsteen, gaslight anthem
15.06.2009
Savoir laisser reposer
N'allez pas croire que je vieillis. J'aurais plutôt tendance à grandir.
Je le ressens souvent en ce moment et cela se voit dans ma façon de travailler. Il y a un an encore, je me serais précipité pour finir la première version au plus vite, puis pour relire vite fait avant de filer le boulot à mes premiers lecteurs, impatient d'avoir leur retour pour corriger en quelques jours.
Cette fois-ci, j'ai essayé de ne pas stresser sur la date. J'ai réussi à avoir la lucidité pour comprendre que mon sujet n'était pas mûr à la fin de l'année dernière. Il y avait un truc qui clochait, je le sentais. J'ai attendu le déclic (je ne dirais pas que je l'ai attendu patiemment, il faut être honnête). Je lui ai forcé la main, à ce déclic, travaillant, fouillant les zones d'ombre, mais en laissant le temps de côté. Puis, une fois que ce cap a été franchi, j'ai pu reprendre avec une première idée des délais que je pouvais tenir.
Aujourd'hui, le premier jet est fini depuis dix jours. Et, chose absolument incroyable, je n'y ai pas touché depuis. Je n'ai pas relu une seule ligne. Je laisse reposer. Je ne ressens plus d'urgence, mais je sens, pour la première fois, que je maîtrise le temps pour ce roman. Cela ne veut pas dire qu'à l'arrivée, il sera forcément meilleur que le précédent (ne me croyez pas, je suis sûr qu'il sera meilleur ! Seulement je ne peux pas l'écrire…). La différence devrait surtout se voir dans la façon de gérer le temps incroyablement long que prend l'écriture d'un roman.
C'est peut-être d'ailleurs un des points qu'il faut faire ressortir ici. Car c'est en cela que réside mon progrès. J'accepte désormais qu'un texte écrit à une date puisse ne devenir un livre, dans le meilleur des cas, que dans des mois, voire des années.
Ainsi, pour parler concrètement, le manuscrit que j'ai débuté à l'automne 2008 a vu sa première mouture achevée en juin 2009. Les premières corrections, celles de l'auteur, vont se faire pendant l'été 2009. Restera ensuite le travail avec l'éditeur qui nous amènera sans doute jusqu'à la fin de l'année. Autant dire qu'au mieux, le livre ne sortira pas avant mars ou avril 2010. Voire la rentrée 2010. Evidemment, se dire qu'après la première version, il y aura encore près d'un an de travail et d'attente avant la publication, ça demande une acceptation des délais et donc un certain recul. Je ne suis pas peu fier d'avoir cette nouvelle capacité. A croire que j'ai atteint une espèce de maturité. C'est ma maman qui serait contente !
15:13 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : écriture, roman, publication
21.04.2009
Une claque
Mon premier contact avec les livres de Dennis Lehane, c'était avec "Ténèbres, prenez-moi la main", le deuxième roman de la série dite "Kenzie/Gennaro". J'avais trouvé ça pas mal, mais sans plus. J'avais le sentiment d'être un peu passé à côté, ce qui m'avait incité, quelques mois plus tard, à acheter "Un dernier verre avant la guerre", le premier livre de la série. Et là, tout s'est éclairci. J'avais la genèse du truc, je comprenais le pourquoi du comment des personnages.
J'ai évidemment lu tous les autreslivres de la série. Avec une préférence pour "Gone, baby, gone". Forcément. On dépassait le cadre du polar pour toucher un sujet moral tellement délicat qu'il déchirait le couple de "héros".
Et puis il y a eu "mystic river", avec ses personnages si marquants. Puis "shutter island", différent, avec une tension bien plus psychologique, son ambiance de huis-clos déroutante.
Il y a quelques semaines, j'ai ajouté "Coronado" à ma collection. J'avais été un peu perplexe à la publication du bouquin. Un recueil de nouvelles accompagnant une pièce de théâtre, ça ressemblait à un bouche trou associé à une expérience douteuse. Parce que franchement, le théâtre, ce n'était pas là où on attendait Lehane. Et j'avoue qu'après avoir lu la pièce, je ne suis pas complètement convaincu qu'elle tienne la route sur scène. Ou alors avec une mise en scène carrément brillante tant le parti pris est ambitieux. Ce sont toujours les personnages qui tiennent la route, de la même manière qu'ils le font avec la nouvelle qui ouvre le recueil "à court de chiens".
Autant dire que quand j'ai appris la sortie d'un nouveau Lehane, je suis passé dépenser mes sous chez mon libraire. Thomas m'avait prévenu que le roman sortait complètement de l'univers du polar contemporain habituel pour raconter une histoire située à Boston (comme d'hab') en 1919. Le "pays à l'aube", du titre, c'est les Etats-Unis de l'immédiate après guerre, entre retour des soldats, chômage, luttes sociales et raciales, psychose terroriste, pandémie de grippe (je croyais jusqu'alors que la maladie était restée en Europe, où elle avait tué mon grand-père et arrière-grand-père, un coup de wikirecherche a complété mes découvertes dues au roman)…
Les personnages sont, comme toujours attachants, non dénués d'ambiguité, comme Danny Coughlin, le flic chargé d'infiltré le syndicat policier naissant, ou Luther, le black qui se bat pour rester debout. On suit également Babe Ruth, personnage réel, grande figure du base ball, ayant battu de nombreux records, mais aussi figure emblématique d'une notion de sport naissante…
Incontestablement, le livre est porté par un souffle épique qui nous fait dévorer les 750 pages. J'ignore comment ce livre a été perçu. Bien plus ambitieux que les précédentes oeuvres de Lehane (même si l'évolution est logique), il a dû en dérouter plus d'un. J'étais déjà perplexe en découvrant le livre classé dans les "polars" de la librairie, de la même manière qu'il n'aurait jamais dû entre dans les "thrillers" de Rivage, éditeur qui n'a pas dû savoir quoi faire du manuscrit (un peu comme ils avaient dû être emmerdés en cataloguant "44 jours" de David Peace dans la même collection).
J'imagine que pour certains, "Un pays à l'aube" restera comme l'oeuvre gonflée d'ambition d'un écrivain de polars, alors que si le livre était sorti sous un autre nom, les mêmes se seraient gargarisés d'avoir découvert un des romans les plus intéressants de la littérature américaine contemporaine. Mais pour cela, il faudrait qu'ils arrêtent de regarder avec dédain les Lehane ou autre Pelecanos, qui sont à mes yeux parmi les plus intéressants révélateurs de la vie américaine.
08:41 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : dennis lehane, littérature américaine, pelecanos
17.10.2008
Mea Culpa
Oui, je reconnais, je me suis trompé ! Enfin, je n'en suis pas sûr, disons que c'est en tout cas le sentiment que j'ai eu hier soir.
Je ne sais pas trop pourquoi, mais je me suis retrouvé devant ma télé (c'est plutôt rare ). Une émission avait commencé , je l'ai prise en cours en me demandant ce qu'elle valait. C'était La grande librairie, sur France 5.
Quand j'ai allumé, un type parlait. J'avais l'impression de l'avoir déjà vu, mais je n'arrivais pas à mettre un nom sur son visage. C'est en l'écoutant que j'ai fini par réaliser qu'il s'agissait de Jean-Christophe Grangé. Je ne suis pas fan, j'ai lu ses trois premiers livres, le troisième me paraissant vraiment moins bon, je n'y suis plus retourné depuis.
Quelques instants plus tard, il y avait un reportage et une interview de John Le Carré. Intéressante aussi (ne cherchez pas, je ne suis pas sûr d'avoir déjà lu du Le Carré…).
Autre invité, Jean-Paul Dubois (là, c'est sûr, j'ai hésité une fois ou deux à ouvrir Une vie Française, mais je sais que je n'ai jamais lu ce qu'il a écrit).
A l'arrivée, j'étais content de voir cette émission. Non seulement je l'avais trouvée intéressante, vivante, instructive… mais elle avait réussi à me donner envie d'écrire ! Alors que je bloque un peu depuis quelques semaines, avec des petits soucis dans tous les sens qui viennent gripper la machine, cette émission a réussi à me titiller au point de me remotiver. Bon, pas de bol, aujourd'hui, j'ai plusieurs rendez-vous pour des articles, donc l'écriture de roman, ça va être limité !
10:37 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : littérature, télé, france 5, grangé
16.06.2008
La première phrase
Hier soir, juste après avoir vu la fin du match entre la Turquie et la République Tchèque (en rentrant du stade où j'ai vu le Métro Racing l'emporter), après avoir donc souri au naufrage du gardien Tchec (oui, c'est permis, de prendre du plaisir aux plantages de joueurs de Chelsea. C'est même fortement conseillé), j'ai ouvert un nouveau bouquin. En l'occurrence "Les jardins de la mort" (qui donne mieux en VO, avec "the night gardener"), le nouveau Pelecanos.
Je vous recopie ici la première phrase du livre :
"La scène du crime se trouvait juste après la 30ème Rue, du côté d'E Street, tout près de Fort Dupont Park dans le quartier de Greenway qui fait partie du 6ème district du Sud-Est de la ville de Washington".
Sévère, non, comme accroche ? Autant de précisions géographiques qu, au lieu d'aider le lecteur, le noie dans le détail. Parce que, à part les Washingtoniens (hum…), à qui ça sert, tout ça ? Qui s'y retrouve ?
Ce n'est pas la première fois que je me fais ce type de réflexion avec Pelecanos. Il a souvent tendance à donner des détails à la pelle, quitte à saouler ses lecteurs. Je me souviens ainsi de descriptions des fringues de ses personnages, avec les marques et les modèles indiqués. On était pourtant à l'aube d'une scène d'action…
Il a de la chance, le George (tiens, je viens de remarquer que le P. n'était indiqué que sur certains de ses bouquins), je connais ses bouquins, je suis carrément fan de certains d'entre eux, alors je continue, prêt à m'intéresser à ses personnages et à leur milieu.
14:13 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : pelecanos, litterature
02.04.2008
Placer ses goûts
Comme vous pouvez le voir là haut, je viens de lire le 4ème tome du "Combat Ordinaire", la BD de Larcenet.
Un truc m'a fait réagir, parce qu'il a titillé ma curiosité. Un détail, j'imagine que peu de lecteurs y ont porté attention. A un moment, le personnage de Marco (le "héros") quitte sa petite famille en voiture. Il met l'autoradio, subit une chanson pour enfants ("c'est gugusse avec son violon…"), puis change et là, on le voit content, en train de beugler des paroles.
Je suis curieux, je connais un peu les goûts de Larcenet, j'ai eu envie de trouver ce que c'était, ce morceau. Une petite recherche plus tard, j'ai pu déterminer qu'il s'agissait d'un titre de Rancid, groupe de punk américain, une pure descendance musicale des Clash. Sur leur page Myspace, vous pouvez vous rendre compte de leur musique (quand c'est audible, faut reconnaître), vous penserez peut-être également (moi, c'était le cas) à du ska, aux débuts de la Mano ou à tout ce que vous voudrez.
Dans une autre de ses BD (la légende de Robin des Bois, si mes souvenirs sont bons), Larcenet avait placé les textes d'un album en lieu et place du contenu d'un journal qu'un personnage lisait. Là, c'était du Bad Religion. Pas de la rigolade, quoi…
Moi, j'aime bien, ces indices placés pour le lecteur. Ces petites infos qui s'adressent soit aux experts, soit aux curieux. J'ai toujours pensé qu'il pouvait être intéressant de faire rentrer la musique dans ce qu'on écrit, pour approfondir les personnages, voire, dans le cas de Larcenet (surtout Robin des Bois), donner une info sur l'auteur. J'en sais plus, et je comprends plus Marco grâce à ses goûts musicaux dans l'unique planche de la voiture. Le voir beugler était un indice, il est beaucoup plus précis en sachant ce qu'il gueule. Depuis le temps que je dis qu'il faudrait pouvoir accéder aux bandes originales des livres !
PS : Pas mal, le Tome 4… Des trucs très bien vus… Juste le passage le soir de l'élection qui sont trop longs. Et Larcenet le sait puisqu'il fait carrément dire à son personnage que c'est saoulant ! Gros malin !
18:00 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, larcenet, bd, musique
13.02.2008
Seul
Je n'ai pas l'habitude de citer un livre, mais ces quelques phrases m'ont touché.
Elles figurent dans les premières pages du roman de Laurent Gaudé "Eldorado" :
"Oui, décidément, il était seul. Le fils de plus personne. Ni père ni mari. Un homme de quarante ans qui mène sa vie sans personne pour poser un regard dessus. Il allait persévérer dans l'existence, réussir ou échouer sans que nul ne hurle de joie ou ne pleure avec lui".
10:23 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : litterature, Laurent Gaudé
30.01.2008
Ne lire que les lignes
Il est toujours difficile de lire quelqu'un que l'on connaît. Comment ne pas chercher autre chose que ce qui est écrit ?
J'avoue que c'est ce qui a gêné ma lecture, au moins dans un premier temps, du nouveau roman d'Henri Loevenbruck. Henri est un ami, je l'ai vu au moins une fois par semaine pendant qu'il rédigeait "le rasoir d'Ockham". On ne parlait pas de l'intrigue, mais je suivais l'avancée de ses travaux d'écriture. Il m'arrivait également d'être au courant de ses déplacements pour le repérage (comme ce jour où il m'a avoué être dans le "nord de la France", sans vouloir préciser où. Précision que j'ai découverte dans la lecture du "rasoir").
Alors c'est vrai, au départ, j'ai eu tendance à voir des références personnelles, à penser à l'auteur derrière les personnages ou les lieux, voire à faire le lien avec ses autres livres.
J'ai également pensé à ces discussions que nous avons régulièrement sur ce que doit être un roman, sur ce qu'il faut apporter au lecteur. Le livre était la démonstration de ce qu'il m'expliquait (des reproches qu'il me faisait ?).
Quand Henri écrit un bouquin, c'est avec une tonne de références, des heures et des heures passées dans les bibliothèques, sur le net, dans les bureaux des experts dont les domaines sont abordés dans ses livres. Et ça se voit !
La documentation dans ce roman (des sociétés secrètes, l'architecture du Moyen-Age, l'astronomie du Xème siècle…) sert forcément à la construction de l'intrigue et c'est là qu'il est vraiment très fort. Et c'est cela que j'admire chez lui : cette capacité à construire des histoires intelligentes. Quand je serai grand, je lui volerai son cerveau ! Ah zut, j'oubliais, il a 3 ans de moins que moi…
PS : si avec tout ça, il ne m'offre pas le café qu'on doit prendre ensemble demain, ce serait vraiment un ingrat ! :-)
13:59 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : litterature, Henri Loevenbruck, thriller, Rasoir d'Ockham
07.01.2008
Je lis un Prix Nobel de Littérature
Généralement, les auteurs primés ne sont pas pour moi. Ils ne me tentent tout simplement pas. Je l'avoue sans honte (enfin, presque…), je n'ai lu aucun livre des prix nobel de littérature de ces vingt dernières années.
Cette fois-ci, j'avoue que ce n'est pas le livre qui m'a tenté, mais la découverte, un peu par hasard, de la personnalité de Doris Lessing. Je suis tombé sur une interview d'elle et… ça m'a donné envie de lire un de ses romans. Je suis allé à la bibliothèque, il y en avait quelques uns, j'ai choisi "Le rêve le plus doux", roman récent, pas forcément représentatif de son oeuvre. On y retrouve ses grandes idées, entre autre sur l'engagement ou sur la femme.
Si je l'avais trouvé, je crois que j'aurais pris "le carnet doré", mais je ne regrette pas mon choix (après le premier quart des 480 pages)…
Après quelques pages, je me suis fait une réflexion idiote (si si, je vous assure). J'ai pensé, "elle n'a pas un style de prix nobel". Alors que je n'en ai lu quasiment aucun, faut-il avoir des préjugés, quand même… ! Mais c'est vrai que je m'attendais à un style plus marqué, plus recherché, que sais-je (n'oublions pas que je n'ai pas renoncé à Proust, même si je ne lui accorde que quelques rares lignes par semaine)… Pas à un roman débordant de vie comme celui que je lis, donc.
14:14 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Doris Lessing, littérature
17.12.2007
Procédé ou grosse ficelle ?
Comme il est indiqué dans un coin, je suis en train de lire le deuxième livre de la série Millenium.
Le premier m'avait plutôt plu (vous vous en doutez, sinon, je n'aurais pas continué !). Mais là, je bloque au milieu du suivant.
Tout simplement parce qu'un procédé narratif énorme dérange comlètement la lecture. Tout le livre, comme le précédent, fonctionne sur le parallèle entre deux narrations, deux personnages que l'on suit, chacun de son côté.
Et là, brusquement, au milieu du deuxième livre, on ne parle plus de l'un des deux qu'à travers le regard lointain de l'autre.
Il y a une raison évidente à cela, si on suivait le personnage disparu, toute la tension serait évacuée. Ce qui n'arrange pas l'auteur, qui construit donc son bouquin ainsi.
Sauf que moi, ça me paraît tellement évident, qu'il vient de changer de procédé en plein livre, que je ne vois plus que ça. Tout le reste fait fabriqué. Du coup, je vois tous les défauts, les personnages qui oublient de se poser certaines questions, les réponses évidentes qu'on néglige… C'est énervant !
J'ai même été jusqu'à retrouver des défauts dans le premier livre ! Tout ça pour un procédé narratif raté !
14:41 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : littérature, Stieg Larsson, Millenium
















